Ballade du Matérialisme Dialectique

November 15, 2007

Le temps arrivera, après des insomnies et des serpentements,
Après des marches longues à travers des montagnes et des époques –
L’escadron s’arrêtera et nous descendrons des chevaux.
Inhabituelle sera pour nous cette distance –
De l’étrier à la terre.

L’on serra toujours ahuri des coups d’en face,
de la triste traitrise des fils et des pères,
de l’air libre,
que nous avalions avec les larmes pour les morts –
L’on serra ahuri.

Qui êtes-vous ? – l’histoire nous demandera. –
De quelle dynastie ? Ou sont vos distinctions ?
Architecture ? Musique ? Art ?

Nous n’allons que sourire à travers le verre de l’air,
embué par les narines des chevaux haletants.

Après la nature nous dessinera avec des bras allongés,
Avec des yeux dans lesquelles courent des gladiateurs – thraces, incas, mayas,
Et sur nos têtes elle posera une auréole des mères,
Que l’on a tué de tristesse, avant qu’elles nous aient tués.

Beaucoup de mots deviendront inutiles –
Comme maintenant, en effet.
Le futur aura un précis langage mathématique.

Sous les petites étoiles électroniques au-dessus de nous
Il y aura une courte équation mathématique :
La distance entre la terre et l’étrier est égale
Au carré de la distance entre la terre et le soleil.

– Aux chevaux ! –
Criera un garçon – blanc, noir ou jaune.
Et touts les enfants chevaucheront leurs fous bâtons.

прочети в оригинал
read this poem in english

One Response to “Ballade du Matérialisme Dialectique”


  1. […] lire en francais read this poem in english Posted in Поезия (български) | […]

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s