À un crituque

November 20, 2007

Ces vers – gouttes de sang chaud,
souffles du rire des verts ruisseaux montagneux,
des oiseaux de fils bleus sur la chemise d’un enfant,
étincelles des coups de sabots
sur des formules physiques démentielles,
des gifles des bulgares anciens
sur les joues confortables de leurs successeurs,
des tendres messages à mon fils fragile –
ces vers –
sombres et brillants comme le jour et la nuit,
simples et compliqués comme les herbes et les gens,
ces vers
ne sont pas pour toi.

L’on t’a appris d’être un juge,
raisonnable dans le geste et le calcule –
et les yeux fixé sur un appât petit
de trébucher sur la tombe de ta mère.
Moi, personne ne m’a jamais appris
comment me réveiller à minuit et demander mes yeux :
« Qu’est-ce que vous avez vu au-delà ? »
« Pourquoi l’espoir est noir
et blanche – la mort? »
« Pourquoi l’on tue les poètes,
soit d’un coup, soit peu à peu ? »
« Pourquoi l’homme se lève,
après être tombé? »

Qui suis-je ?

Je suis un sombre garçon,
Qui continue à croire,
Malgré ta vive présence.
Encore plus,
Je te prends en petits tranches
Contre épidémie.

1964

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One Response to “À un crituque”


  1. […] À un crituque « Ivanradoev’s Weblog Says: November 20, 2007 at 6:56 pm […]

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